Maladies de la macula : vous préférez ne pas savoir ?

Dépistage gratuit mercredi 27 juin 2018 de 8h30 à 16h15
Uniquement sur rendez-vous au 03 83 15 52 03
au service Ophtalmologie du CHRU de Nancy (Hôpitaux de Brabois, bâtiment principal)
sous la supervision du Dr Jean-Baptiste Conart

Pour la 3e année consécutive, les Journées nationales de la macula informent et sensibilisent les Français sur les maladies pouvant atteindre la macula, cette zone située au fond de l'œil, minuscule mais essentielle à la vision des détails.

Lever les freins au dépistage

Peur de recevoir une mauvaise nouvelle, sentiment irrationnel que le dépistage pourrait faire venir la maladie, sentiment que celui-ci est inutile en l’absence de symptômes, volonté de ne pas ajouter une nouvelle pathologie à ses problèmes de santé, peur de découvrir une maladie que l’on pourrait transmettre à ses enfants… La peur du dépistage conduit encore trop souvent des personnes à risque à retarder le moment du diagnostic qui permet pourtant une prise en charge d'autant plus efficace qu'il est précoce.

Le dépistage s’adresse aux personnes ne présentant pas de signes d’atteinte de la macula (en cas de signes évocateurs, une prise en charge en urgence est indispensable) et ayant les caractéristiques suivantes :

  • âgée de 55 ans ou plus non suivie ou n’ayant pas bénéficié d’un examen ophtalmologique depuis plus d’une année ;
  • et/ou souffrant de diabète et ne bénéficiant pas d’un suivi ophtalmologique régulier ;
  • et/ou souffrant de myopie forte (correction supérieure à -6 dioptries).

Diagnostiquer et prendre en charge la maladie quand elle est encore asymptomatique, c'est optimiser ses chances de préserver sa vision - et donc son autonomie - le plus longtemps possible. De nombreux traitements thérapeutiques permettent de ralentir l'évolution des maladies de la macula, et la recherche continue d'avancer dans ce domaine.

En outre, une rééducation est possible et d'autant plus efficace qu'elle est commencée tôt. Et c’est indispensable pour maintenir l’efficience et la vigilance intellectuelles malgré l’atteinte sensorielle.

Si les examens de dépistage révèlent des signes d’atteinte de la macula, un bilan plus approfondi sera programmé (OCT ou Tomographie en Cohérence Optique, angiographies rétiniennes, etc.), pour confirmer ou non ce diagnostic.

Trois pathologies majeures

  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans : elle apparaît après 50 ans et atteint le centre de la rétine. Elle s’installe souvent progressivement, sans le moindre symptôme ressenti et peut, en l’absence de traitement, évoluer vers une perte de la vision centrale.
  • La maculopathie diabétique, principale cause de malvoyance chez les personnes diabétiques et complication fréquente du diabète. Elle touche près de 30 % des personnes souffrant de diabète depuis plus de vingt ans. Et plus la maculopathie est diagnostiquée tôt, plus les traitements sont efficaces pour prévenir et ralentir la perte de vision, voire pour améliorer la vue.
  • La maculopathie myopique, une des principales causes de malvoyance, voire de cécité, chez les grands myopes. Elle est causée par un étirement de la rétine qui se produit lorsque le globe oculaire de la personne est plus long que la normale. L’apparition de certaines complications peut entraîner une baisse d’acuité visuelle sévère et rapide. Cette pathologie représente un réel enjeu de santé publique car elle atteint des patients souvent jeunes (âge moyen de 50 ans), en général en pleine activité professionnelle. Une surveillance régulière du myope fort est donc indispensable pour dépister les complications éventuelles, comme l’apparition de néovaisseaux, au plus tôt et les traiter immédiatement pour en réduire les conséquences.

Pour connaître la liste des ophtalmologistes et des services partenaires, leurs coordonnées et les plages horaires dédiées, ainsi que la gratuité ou non de la consultation :

www.journees-macula.fr ou 0 800 002 426 (service et appel gratuits)