Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA)

TSLA cest quoi

 

Votre enfant est à risque de présenter des Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA) ?
Vous trouverez ici les informations utiles pour un suivi adapté.
Si vous ne trouvez pas de réponse à vos questions, vous pouvez contacter la coordinatrice de la filière TSLA : Mme Perrine HAUTREUX Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Missions de la filière TSLA
Cette filière de soins réunit les professionnels de la région lorraine, concernés par le diagnostic et l’accompagnement des enfants qui présentent un trouble spécifique du langage et des apprentissages. Son objectif : fluidifier le parcours de diagnostic et d’accompagnement des enfants et leur famille.

2009 : Développement de la filière à partir des missions du Centre Référent pour les Troubles du Langage et des Apprentissages (CRTLA dit « CLAP » en Lorraine), de l’intérêt des professionnels autour de la difficulté de comprendre les troubles des apprentissages et du besoin d’accompagnement des enfants qui en sont porteurs.

2014 : grâce au soutien de l’ARS Grand-Est, recrutement d’une coordinatrice à mi-temps (diffusion de l’information générale sur les TSLA, mise en relation des professionnels de santé et d’éducation autour d’un projet, renseignement et accompagnement des familles en difficulté dans le parcours de soin de leur enfant). Cette coordinatrice de la filière TSLA est en lien avec les cliniciens référents, l’équipe du centre référent au CHRU de Nancy, les familles.

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Contacter la filière TSLA
Coordinatrice de la filière : Mme Perrine HAUTREUX | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Si le bilan initial avec le pédiatre ou le médecin traitant n’est pas concluant et qu’il reste un doute sur un TSLA : le médecin peut demander l’aide d’un clinicien référent de proximité qui travaille en lien avec le CRTLA. La liste des cliniciens référents est disponible auprès de la coordinatrice.
    Les médecins cliniciens référents travaillent avec un réseau de partenaires associés qui complèteront le bilan initial : un compte rendu de synthèse avec le diagnostic retenu sera rédigé avec une proposition de soins, de rééducation, de l’adaptation nécessaire à l’école, et transmettront à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) si nécessaire
    Si cela ne suffit pas, le clinicien référent est prioritaire pour demander un bilan complémentaire au centre référent.
  • Le diagnostic TSLA de votre enfant est déjà posé mais l’accompagnement scolaire ne se passe pas comme prévu et vous ne trouvez pas d’interlocuteur pour répondre à vos questions. Notre coordinatrice pourra vous aider à trouver le bon interlocuteur.

Consulter la plaquette

Les signaux d’alerte

Il peut exister trois situations différentes :
1. C’est un problème de langage oral
Dès 18 mois, si l’enfant ne dit que « papa » et / ou « mama », qu’il est silencieux dans toutes circonstances, qu’il ne réagit pas quand on lui parle ou que ses réponses sont inadaptées.
Le trouble peut parfois être plus léger et ne se remarquer qu’à l’entrée à l’école : difficulté à faire des phrases, cherche ses mots et s’énerve, reste trop silencieux et ne s’intègre pas, ne comprend pas ce qu’on attend de lui.
Mise en place de mécanismes de compensation avec le temps (utilisation de la communication non-verbale au maximum, apprentissage des mots et des situations lent et couteux en énergie, avec fatigue et parfois troubles du comportement) et évolution par l’enfant spontanément.

C’est plus tard dans la scolarité face à des difficultés de compréhension, de lecture et d’écriture, qu’il y a une prise de conscience d’une fragilité dans la mise en place du langage oral.

2. C’est un problème d’apprentissage
Dès la maternelle, si l’enfant ne comprend pas, n’arrive pas à réaliser des tâches manuelles simples, n’écoute pas, est très instable.

À partir de la grande section, si l’enfant n’arrive pas à jouer avec les mots et décomposer les différents sons qui composent le mot (comme faire des rimes) ou bien parce que les bases du geste d’écriture ne s’autonomisent pas.

Dès le milieu du CP, si l’enfant n’arrive pas à lire en association deux lettres ou deux syllabes ou n’arrive pas à compter et dénombrer.

Les troubles de l’attention purs (sans hyperactivité) sont plus difficiles à percevoir : le point d’appel est « enfant dans la lune », trouble de la compréhension de consignes, difficultés de mémorisation, moment d’absence, échec scolaire inexpliqué.

3. C’est un problème d’instabilité psychomotrice majeure avec impulsivité
Enfant qui agit sans réfléchir, qui n’anticipe pas, enfant qui décroche tout le temps, qui n’arrive jamais au bout de la tâche s’il est seul, qui commence plusieurs choses à la fois…
Il arrive à faire s’il est encadré et /ou particulièrement motivé ; le reste du temps il est décrit comme turbulent, excitable, et a très souvent des troubles du comportement dans la relation avec les autres.

Quand et qui consulter ?

L’enseignant, la puéricultrice, la nourrice… a détecté un trouble chez mon enfant. Une consultation auprès d’un professionnel de santé est conseillée pour réaliser un bilan médical de première intention qui orientera vers la recherche d’un trouble du neuro développement si nécessaire.

La première personne à consulter est le pédiatre ou le médecin traitant.

Il va réaliser une analyse des antécédents (trajectoire développementale) et de l’état clinique de l’enfant et vous orienter vers un autre spécialiste si nécessaire (orthophoniste, ORL, pédopsychiatre, généticien, neuropédiatre, ophtalmologiste…).

Si rien n’est détecté d’anormal, une simple surveillance pourra être proposée.

Si les troubles sont détectés à l’école, une rencontre possible avec le psychologue scolaire.

Ce professionnel est formé au bilan de développement des compétences cognitives des enfants (verbales et non verbales) et pourra aussi réaliser une observation en classe du comportement de votre enfant pour mieux repérer et analyser les difficultés en situation.

Avec l’accord parental, le psychologue scolaire pourra échanger avec les professionnels de santé qui prennent en soins votre enfant afin de faciliter les démarches d’adaptation scolaire et d’orientation si nécessaire. Ce professionnel fait partie du réseau d’aide scolaire de l’éducation nationale.

Bilan initial en résumé
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Faut-il contacter le médecin scolaire et quand ?

  • Le médecin scolaire a dépisté une anomalie dans le bilan réalisé à titre systématique de prévention et de promotion de la santé (examens à 4 ans et à 6 ans en général). Un examen complémentaire est demandé. Une décision sera prise conjointement pour la suite à donner à cette première évaluation (poursuite des soins, sollicitation du psychologue scolaire, réalisation d’aménagements scolaires, etc.).
  • Le handicap de votre enfant est suffisamment important pour nécessiter des aménagements de sa scolarité : le médecin scolaire pourra réaliser avec les partenaires de l’équipe éducative (qui se réunit à l’école pour votre enfant) un contrat spécifique d’aménagement de sa scolarité en fonction de ses besoins (voir question en rapport).
  • Pour les aménagements des examens et concours de l’éducation nationale, il pourra faire la demande officielle auprès du rectorat.

Faire un bilan au CLAP

C’est une synthèse multidisciplinaire avec selon les cas (bilan programmé en fonction des besoins par l’équipe du CLAP lors de l’analyse du dossier) comportant :

 

  • Un avis neuropédiatrique : examen clinique et examens complémentaires (EEG= électroencéphalogramme, imagerie médicale, prise de sang) si nécessaire. Il permet d’examiner les antécédents médicaux de l’enfant, les facteurs de risque familiaux, orienter vers un bilan plus approfondi de trouble du neuro développement si point d’appel. Un examen négatif va dans le sens d’un trouble spécifique des apprentissages.

  • Un avis pédopsychiatrique : peut éliminer un trouble des apprentissages secondaire à une pathologie générale : trouble envahissant du développement, trouble de la relation ou de l’attachement, retard sévère de maturation psycho-affective ou syndrome anxio-dépressif masqué freinant le développement cognitif de l’enfant. Un examen éliminant ses troubles est nécessaire pour confirmer un trouble spécifique des apprentissages. Le pédopsychiatre est spécialiste des troubles du développement du langage oral : il aide à la compréhension du déficit de langage oral.
  • Un avis neuropsychologique : il s’agit d’une évaluation détaillée des performances cognitives de l’enfant et de l’analyse de son comportement face à aux taches cognitives. Les bilans psychométriques antérieurs servent de point d’appel pour la recherche approfondie de déficits neurocognitifs.
  • Un avis en orthophonie : suivant les points d’appel, un bilan de compétence de langage oral, langage écrit, ou traitement logico-mathématique pourra être demandé par les médecins du CLAP. Ce bilan fera le point sur les compétences en langage et communication de l’enfant, faisant ressortir les points faibles (typologie des déficits) mais aussi les points forts, base de la future rééducation.
  • Un avis en ergothérapie : il fait le point sur les compétences non verbales de l’enfant (fonctions instrumentales cognitives de base, comme les compétences praxiques gestuelles, la coordination entre la fonction visuelle et la fonction motrice, les troubles de représentation mentale visuo-spatiale ou visuo-constructive, l’endurance motrice pour le graphisme, les difficultés d’automatisation des gestes…).

Si besoin le médecin du CLAP prévoira une ordonnance pour un bilan de vision (ophtalmologie et orthoptie) ou ORL avec audiométrie, ou en réadaptation fonctionnelle (troubles de la posture par exemple) car ces spécialistes ne font pas partie du CLAP.

Une nouvelle synthèse a lieu avec les professionnels du CLAP et l’avis sera donné aux parents en présence de l’enfant lors d’une consultation de restitution avec un des médecins de la structure. Le compte-rendu est systématiquement rédigé pour les parents et le médecin traitant, la synthèse rédigée est communicable à l’école et à la MPDH pour la mise en place des aménagements nécessaire de la scolarité.

Parcours de soins après diagnostic de TSLA

Le parcours de soins s’organise sous la coordination du médecin traitant, le clinicien référent ou le pédiatre qui continue de réévaluer cliniquement l’enfant au moins une fois par an.

Traitements
Le TDAH peut être amélioré par un médicament. En France, la première prescription proposée est le méthylphénidate à partir de 6 ans. La délivrance est faite obligatoirement la première fois par un pédiatre, un neurologue ou un psychiatre hospitalier. La prescription pourra être ensuite renouvelée tous les 28 jours par le médecin traitant. Une réévaluation annuelle hospitalière est imposée par la sécurité sociale.

Rééducation
Elle se déroule majoritairement en libéral, dans un CMP ou un CMPP. Il n’y a pas de reconnaissance de 100 % médical pour ce type de soins.

Quand il s’agit d’une dysphasie très sévère avec handicap majeur sur la communication, un taux de handicap de 50 % avec soins pourra permettre dans certains cas, la demande d’une prestation complémentaire.

1. Lorsque l'enfant est jeune, privilégier la communication spontanée
Début de rééducation en orthophonie qui passe par la prise de conscience de "comment on communique ensemble", plaisir de l'échange, respect des conventions de communication, prise de conscience progressive des difficultés, ce qui permettra alors de travailler plus précisément les difficultés spécifiques de langage chez l'enfant.

Education thérapeutique pour la famille utile si les parents se sentent fortement démunis pour communiquer avec leurs enfants, pour prévenir et traiter des dysfonctionnements de la relation au sein de la famille, exigences inappropriées des parents croyant bien faire, troubles du comportement et angoisses de séparation importantes chez l'enfant). Les équipes de pédopsychiatrie peuvent répondre à cette demande.

Chez un enfant jeune les troubles sévères du langage sont souvent associés à des troubles du schéma corporel et/ou de la coordination motrice : une prise en charge complémentaire en psychomotricité peut être proposée par le clinicien référent

La prise en charge en orthophonie sera intensive et longue
Il faudra savoir l'organiser de façon ludique, facile à mettre en œuvre dans la vie de l'enfant, et faire des pauses de temps en temps pour ne pas surcharger un enfant fatigué et démotivé et laisser l'enfant se débrouiller seul pour qu'il automatise (y accéder facilement et rapidement dans la vie de tous les jours) les connaissances apprises en rééducation.

La rééducation en orthophonie prend en charge les troubles spécifiques du langage oral et les troubles associés : dyspraxies bucco-faciales, troubles de la mise en place de la lecture et de l'écriture, troubles en logico-mathématique. Il est possible que deux orthophonistes différent(e)s interviennent auprès d'un enfant. Le traitement logicomathématique est une compétence annexe et certain(e)s orthophonistes ne le pratiquent pas.

2. Prendre en compte les troubles associés
Psychothérapie chez un enfant qui présente un trouble de la relation ou du comportement associé.

Surveillance des fonctions neurosensorielles (yeux et oreilles) afin d'intervenir très vite sur un risque de sur handicap (suivi ophtalmologique, bilan audiométrique).

Prise en compte des difficultés praxiques et grapho motrices chez certains enfants (ergothérapie).

Ces troubles peuvent être dépisté plus tardivement, il faut penser à réévaluer périodiquement

3Prendre en compte les besoins pédagogiques spécifiques de l'enfant à l’école
Les réunions d’équipes éducatives à l’école sont essentielles à la prise de décision pour les aménagements de scolarité. Les parents sont systématiquement invités.

Le médecin scolaire peut aider l'équipe éducative à adapter la prise en charge de l'enfant à l'école et propose à la famille des aides spécifiques à demander à la MDPH et des bilans complémentaires si nécessaire. L’école invite l’enseignant référent du secteur pour mettre en place ses dispositifs et aider les familles dans les démarches.

En cas de dysphasie sévère, l'éducation spécialisée est préconisée d’abord en classe spécifique du langage s’il n'y a pas trop de difficultés associées, parfois dans le cadre des classes spécialisées non spécifiques ou en instituts médico-éducatifs si le handicap est important.                    

Le TDAH peut amener à des troubles sévères de la relation et du comportement : si un traitement médicamenteux ne suffit pas, on peut faire appel à une équipe spécialisée de SESSAD ITEP (service de soins et accompagnement à domicile par l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique)

4. L'ordinateur à l’école pour les enfants DYS ?
L'ordinateur n'est ni une thérapie, ni une rééducation, ni une pédagogie en soi.
Il n’est pas utile de revendiquer un ordinateur en classe si aucun objectif pédagogique précis n’est fixé et si une personne référente et compétente n’a pas été désignée pour accompagner l’enfant.
Cet outil et ses logiciels doivent en priorité être appropriés par les parents, les rééducateurs et enseignants pour ensuite le valoriser, l'expliquer auprès de l'enfant, et en faire pour lui un outil utile qui viendra compléter le panel des aménagements possibles à l'école.

Le Centre référent pour les troubles du Langage et des Apprentissages (CRTLA) – CLAP en Lorraine

C’est un centre de diagnostic de niveau 3 (expert) qui n’a pas la vocation de recevoir toutes les demandes de diagnostics de troubles des apprentissages. La filière a ainsi été créée afin mailler le territoire pour faciliter le diagnostic et la prise en charge médicale de l’enfant la plus proche possible du domicile.

Niveau 1 : examen de l’enfant par le médecin traitant ou le pédiatre, qui prendra toute mesure urgente si l’état clinique de l’enfant le nécessite et qui ré adressera ensuite dans la filière TSLA si nécessaire.

Niveau 2 : c’est une possibilité pour repérer les diagnostics les plus difficiles à faire, surtout s’il y un tableau « multi-dys », ce qui signifie que le trouble est complexe. Il peut être alors difficile de savoir ce qu’il faut prioriser dans la prise en charge de l’enfant. C’est un diagnostic qui prend du temps et ce n’est jamais un contexte d’urgence. Si le clinicien référent le souhaite, il peut faire appel au Centre référent pour avoir un second avis : le CLAP demande en amont que les parents appellent pour un premier contact avec une fiche téléphonique.

 Quand contacter le Centre référent ?

  • Si vous avez des points d’appel pour un trouble spécifique des apprentissages.

Comme pour toute démarche médicale, les parents doivent être adressés par le médecin traitant ou le pédiatre de l’enfant dans un premier temps.

  • Si le clinicien référent de l’enfant le souhaite, parce que le diagnostic est complexe ou la prise en charge proposée n’est pas efficace. Il peut secondairement faire appel au Centre référent pour avoir un second avis. 

 

Comment contacter le Centre référent ?

Aucune demande ne peut être traitée sans une participation active des parents à la démarche.

Les appels sont reçus uniquement le jeudi matin de 9h00 à 11h30. (C'est le temps raisonnable pour que l’équipe puisse en aval, traiter le dossier et voir les enfants en consultation dans un délai correct).

Il est possible que vous n'arriviez pas à nous joindre dès la première fois.

Les demandes ne sont traitées que par téléphone : il est inutile de vous déplacer.

Renouvelez votre appel la semaine suivante si nécessaire.

Un premier contact téléphonique visera à établir une fiche recueillant des données scolaires, médicales et paramédicales sur l’enfant pour constituer un dossier. Une fois complet, ce dossier passera en file active : les dossiers sont étudiés par l’équipe du CLAP selon l’ordre chronologique d’arrivée des dossiers.

En parallèle le médecin traitant ou le clinicien référent rédige un courrier récapitulant sa démarche et ses inquiétudes.

La démarche au CLAP est celle d’une expertise sur un diagnostic de structure neuro-développementale ou une question d’orientation ; ce n’est jamais une urgence médicale. Nous remercions donc les familles d’accepter avec patience que leur demande puisse être traitée dans le temps avec les moyens qui sont alloués à l’équipe.

Tous les examens complémentaires et les bilans médicaux déjà réalisés pour votre enfant seront fournis à l’adresse indiquée par notre secrétaire. L’équipe du CLAP étudie déjà ces éléments en équipe multidisciplinaire.

La réponse au diagnostic ou à votre inquiétude peut être élucidée dans le bilan déjà réalisé.

Si c’est le cas, un courrier détaillé d’analyse clinique est renvoyé aux parents et au médecin traitant. Cet avis expert pourra être diffusé comme un courrier médical pour faire valoir les droits auprès de l’éducation nationale ou de la MDPH pour la mise en place d’un soin, d’une rééducation, ou d’aménagements en fonction du diagnostic clinique.

Si ce n’est pas le cas, l’équipe du CLAP proposera un bilan complémentaire (les examens déjà faits ne sont pas refaits s’ils sont suffisamment récents). La secrétaire vous recontacte et vous envoie ensuite la conduite à tenir. Elle fixe avec vous les rendez-vous prévus.

Dans l'attente de pouvoir joindre notre service et afin de faire progresser la prise en charge de votre enfant, il est souhaitable que ce dernier rencontre le médecin scolaire et bénéficie d'un bilan auprès de la psychologue scolaire. Ces informations sont précieuses et ne seront pas refaites par notre service.

Quelle scolarisation pour mon enfant ?

Toutes les possibilités de scolarisation peuvent être en théorie envisagées chez un enfant présentant un trouble spécifique des apprentissages : 

  • Simple surveillance des progrès de l'enfant par l'enseignant et le réseau d'aide scolaire car l’enfant compense bien, sans signe de fatigue.
  • Mise en place d'un projet pédagogique de réussite éducative
  • Aides spécifiques au sein de la classe ordinaire : Plan d’Accompagnement Personnalisé / Projet de Suivi de Scolarité
  • Moyens supplémentaires accordés par la MDPH permettant le maintien en classe ordinaire

  • Si l’enfant a des résultats scolaires trop insuffisants en milieu ordinaire et/ou s’il montre des signes d’épuisement : nouvelle orientation

Consulter les détails

 

Déposer une demande à la Maison Départementale des Personnes Handicapées
Le dossier ainsi constitué est transmis par l’enseignant référent à la MDPH ou directement par les parents qui le souhaitent. Dès réception, la MDPH adresse à la famille un accusé de réception précisant les modalités d’instruction et éventuellement les pièces encore manquantes. Le dossier est ensuite étudié par une équipe pluridisciplinaire d’évaluation de la MDPH.

Ces équipes pluridisciplinaires sont composées de médecins, d’une orthophoniste, de psychologues et d’enseignants spécialisés. Elles font à la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapés (CDAPH) des propositions de réponse aux demandes formulées par les familles. La CDAPH arrête les décisions qu’elle juge conforme aux besoins de l’enfant dans le cadre de la législation en vigueur. 

Ces décisions sont transmises par voie de notification à la famille, à l’enseignant référent et aux éventuelles institutions concernées (Education Nationale, établissement spécialisé, CAF, MSA, Conseil Général…)

Ces notifications précisent les voies de recours réglementaires que peuvent utiliser les familles si elles sont en désaccord avec la décision de la CDAPH : recours gracieux auprès du Président de la CDA ou recours contentieux auprès du Tribunal du Contentieux de l’Incapacité.

Lorsque les décisions impliquent un financement (aides humaine, prestations, suivi par le SESSAD, orientation), une date d’échéance est précisée avant laquelle le dossier devra être réétudié pour arrêt, prolongation ou changement de prise en charge.